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LES MUSICIENS... LES CHANTEURS... LES DANSEURS
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Ricardo MALERBA |
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Bandonéoniste. Compositeur. Chef d’orchestre.
Né le 24 août 1905. Mort le 29 juin 1974.
Pseudonyme : Luz Demar. Deux frères musiciens : Carlos, violoniste et Alfredo, pianiste.
Il commence sa carrière avec ses frères,
Carlos au violon et Alfredo au piano, et ils jouent dans des cinémas de quartier pour un peso par jour.
En 1927, il intègre l'orchestre formé par Cátulo Castillo pour sa tournée en Europe, avec ses deux frères, Miguel Caló et Roberto Maida . La tournée dure longtemps en Espagne, où ils enregistrent plusieurs thèmes pour Odeón.
En 1930, elle se termine, mais les frères Malerba restent en Europe.
En 1931, Carlos Malerba tombe malade au Portugal. Il est transporté à Bilbao où il meurt.
Pendant un temps, Ricardo travaille en France dans l'orchestre de Juan Bautista "Bachicha" Deambroggio, alors que son frère Alfredo, reparti à Buenos Aires, accompagne la chanteuse Libertad Lamarque, avec laquelle il se mariera plus tard.
De retour en Argentine, Ricardo forme son orquestre avec lequel il joue dans diverses radios de Buenos Aires.
Grâce à l'influence de Libertad Lamarque, il débute à Radio Belgrano le 1° mars 1938 et restera plus de vingt ans dans l'émission.
En 1952, avec son orchestre, il séjourne à Porto Alegre où il se présente dans les plus luxueux hôtels et à la chaine locale de radio.
Puis il effectue une grande tournée dans tout le Brésil.
Il a enregistré 38 thèmes chez Odeon, 30 entre 1941 et 1945 et les 8 derniers entre mars 1956 et janvier 1957.
Ensuite, il passe chez le label Music Hall pour lequel il enregistre cinq thèmes, en 1957.
Son style se détache peu à peu de celui de D' Arienzo. Il est moins rapide.
Mais les danseurs l'apprécient beaucoup, et il a une bonne qualité de son.
C'est son pianiste et parent Dante Smurra qui se charge des arrangements.
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Malena canta el Tango... |
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Anibal TROILO |
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"Quand je me mets au bandoneon, je suis seul ou je suis avec tout le monde ce qui revient au même" : Anibal troilo
Anibal Troilo est né le 11 juillet 1914 à Buenos Aires dans le quartier de Almagro. Surnommé " el pichuco" par son père,
inspiré par un de ses amis, Troilo était aussi surnommé ' el gordo " le gros.
Il était surtout, au-delà de l'anecdote, appelé " l'âme du bandoneon".
"Pichuco" est un musicien précoce qui commence sa carrière de bandoneoniste à l'âge de onze ans
,ce qui lui permet de travailler avec les plus grands créateurs de "la guardia viaja", entre autres Juan Maglio "Pacho"en 1929,
avant de rejoindre ceux de Julio de Caro et de Juan Carlos Cobian.
En 1930, il intègre un sextuor historique avec entre autresOsvaldo Pugliese au piano, Elvino Vardaro et Alfredo Gobbi aux violons. Il n'y a hélas aucun enregistrement de cette aventure.
En 1937, il dirige son premier orchestre dans lequel on trouve le pianiste Orlando Goni et le chanteur Francisco Fiorentino qui l'accompagneront dans la plus grande partie de sa carrière. il est avec Osvaldo Pugliese le maître incontesté des années quarante.
Malgré l'influence assez déterminante de Julio de Caro pour l'exigence de qualité de la composition, son style doit beaucoup,
dit-il, à Ciriaco Ortiz Sa musique offre plusieurs plans parfois contradictoires :
d'un côté, un rythme rapide adapté à la danse, de l'autre, son jeu plus introverti au bandonéon.
Chef d'orchestre et compositeur prolifique, il sut, d'abord, s'entourer,des plus grands chanteurs en réalisant une difficile synthèse entre le texte chanté la musique et la danse. On peut citer Fiorentino dont la voix suave est associée à " Pa que bailen los muchachos,
Alberto Marino chantant "Maria de sa voix de ténor, Edmundo Rivero à la voix rocailleuse avec " Sur", Floréal Ruiz, spécialisé dans l'interprétation dramatique tel " Confession" et la puissante voix de Roberto Goyeneche sur " el motivo" à la fin de sa vie.
Dans les années 30 on ne chante qu'un couplet du texte pour laisser la prééminence aux rythmes dansants.
Troilo, lui, fait chanter l'entièreté du texte. Loin d'être réservé au chant, la ligne mélodique est supportée par tout l'orchestre. Il a ainsi popularisé les grands poètesdans les années quarante tels
: Catulo Castillo avec " Maria", el ultimo farol, la ultima curda; Enrique Cadicamo avec " los mareados, pa que bailen los muchachos", Homero Exposito avec " te llaman malevoet enfin Homero Manzi avec "barrio de tango,che bandoneon, discepolin, romance de barrio
et sur" et Enrique Santos Discepolo avec " confession, cafetin de Buenos Aires.
Puis, il sut s'entourer pour paufiner sa complexité musicale des meilleurs arrangeurs tels:
Argentino Galvan,Hector Stamponi,Emilio Balcarce, Raul Garello et, surtout, Astor Piazzolla.
Quand il mourut, un grand nuage de tristesse s'abattit sur Buenos Aires. Il disait qu'il mourrait en jouant " Quejas de bandoneon",
ce fut presque vrai, le 18 mai 1975, le bandoneon lui tomba des mains.
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Julio De CARO |
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Julio de Caro est le fils de José de Caro de Sica, ancien directeur du Conservatoire de La Scala de Milan.
Celui-ci souhaite que ses enfants étudient à l'université tout en suivant une bonne formation musicale
. Il choisit le piano pour Julio et le violon pour Francisco mais les 2 frères s'échangent rapidement les instruments.
Quand ils décident de se diriger vers le tango, la déception du père est telle qu'ils mettront plus de 20 ans à se réconcilier.
Julio intègre l'orchestre de Roberto Firpo, puis le cuarteto de Eduardo Arolas en 1917, joue ensuite avec nombre de musiciens
tels que Osvaldo Fresedo, Enrique Delfino ou le frère de Laurenz
et rejoint en 1923 le sextet de Juan Carlos Cobián qui inclut le bandonéiste Pedro Maffia.
Il créé son propre sextet en 1924 incluant 2 de ses frères et Pedro Maffia, le jeune Pedro Laurenz les rejoindra un peu plus tard
. Il enregistre ses premiers disques comprenant certaines de ses compositions.
Afin d'obtenir une meilleure amplitude sonore, il adopte en 1925 son fameux violon-cornet (*).
Il fait une tournée en Europe en 1931 qui débute à Nice et se termine à Paris.
En 1932, il renforce son orchestre avec de grands musiciens, dont le bandonéiste Anibal Troilo, et rajoute des instruments
à vent et des percussions. Il enregistrera plus de 400 titres (jusqu'en 1953),
mais la période la plus riche de sa discographie est concentrée entre les années 1924 à 1932.
A partir des années 20, deux grands courants se sont créés : les traditionalistes qui souhaitent conserver le rythme strict du tango
et les évolutionnistes davantage axés sur l'interprétation musicale (mélodie, harmonie). Le chef de file de ces derniers n'est autre
que Julio de Caro (père de ce qu'on appelle aussi la Nouvelle Garde) dont l'influence sera telle qu'il va se créer une école Decarienne
dont les plus célèbres adeptes seront Pedro Laurenz, Anibal Troilo et surtout Osvaldo Pugliese et enfin Astor Piazzolla.
Julio de Caro est au tango instrumental ce que Carlos Gardel est au tango chanté. D'ailleurs, le 11 décembre a été déclaré
le Jour National du Tango en mémoire de ces 2 icones du tango, nés ce même jour, avec 9 ans d'écart.
Julio de Caro n'est pas le plus populaire auprès des danseurs, mais il est un acteur fondamental dans la construction du tango.
Il a transformé un rythme populaire, joué avec passion mais non structuré, en une musique riche, construite et évolutive.
Parmi ses nombreux succès, on peut citer : Mala Junta, El Monito, Boedo, Tierra Querida, Copacabana, ...
Grande majorité de tangos instrumentaux
(De Caro n'aimait pas écrire pour les chanteurs et n'a jamais accepté que la voix prenne le pas sur l'orchestration),
peu de vals et de milonga.
Julio de CARO savait aussi dessiner. |
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Juan Carlos COBIAN |
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Juan Carlos Cobian,, surnommé, le " Chopin du tango ", est né le 31 mai 1896 dans la ville de Pigüe.
Il étudie le piano au conservatoire Williams de la ville de Bahia Blanca avec Numa Rossotti comme professeur.
C'est un des authentiques innovateurs du tango comme pianiste et chef d'orchestre.
Il est le premier à marquer son phrasé de syncopes et de variations. Il est un compositeur d'avant-garde, pas toujours compris en son temps, avec le tango-romance comme " Salome ", pièce instrumentale pas spécialement conçue pour la danse, avec " El Motivo "
sur des paroles de P. Contursi.
En 1916, il joue en trio avec Eduardo Arolas et Tito Roccatagliattti au cabaret Montmartre
sur la rue Corrientes.
En 1922, il rejoint le sextet d'Osvaldo Fresedo puis, il joue avec Julio de Caro, Pedro Maffia et Luis Petrucelli
. Il est une des sources d'inspiration, sinon la principale, de Julio de Caro. Il signe avec Eduardo Arolas, Enrique Delfino et
Agustin Bardi la fin de la " vieille garde du tango ".
Entre 1926 et 1928, il enregistre avec le chanteur Francisco Fiorentino.
Il compose, alors, les célébrations : " Nostalgias, La casitas de mis viejos, Nieblas de Riachuelo, Los Mareados sur des textes
de Cadicamo. La liste est longue de ces tangos toujours repris aujourd'hui pour leur puissance émotive et leur modernité instrumentale.
Il part aux Etats-Unis en 1924 et s'ouvre au Jazz. Il en revient en 1928 puis, il y retourne jusqu'en 1943.
Il se retire volontairement de toute activité musicale et il s'éteint, trop tôt à 57 ans,
alcoolisé et tourmenté au plus profond de son être, le 10 décembre 1953.
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Lucio DEMARE |
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LLucio Demare est né le 9 août 1906 à Buenos Aires d'un père violonisteLUCIO DEMARE.
Tandis que son frère, Lucas apprend le bandoneon, il se consacre au piano sous la direction, entre autre, de Vincente Scaramuzza.
A 8 ans, il gagne, déjà, de l'argent de poche en accompagnant les films, alors, muets. Il joue de tout sauf du tango. C'est Adolfo Carabelli qui le remarque à 16 ans et l'invite à jouer avec lui au cabaret " El Tabaris ". Mais, c'est Enrique di Cicco " Minotto "
qui l'introduit réellement dans l'esprit et la manière de jouer le tango.
Très jeune il compose les tangos " Mananitas de Montmartre et Dandy " rapidement chantés par Carlos Gardel.
En 1926, Francisco Canaro lui propose de le rejoindre à Paris, ce qu'il accepte, accompagné de ses parents.
Ils jouent ensemble pendant deux années, puis, ils forment le " Trio argentino " avec les chanteurs Agustin Irusta et Roberto Fugazot
qui obtint un énorme succès en Espagne pendant près de neuf années. Tous trois feront aussi du cinéma.
En 1935, il retourne en Argentine, après un détour par Cuba. Il rejoint l'orchestre de Canaro puis, il forme le sien en 1938.
En 1942, il compose la musique de l'immortelle " Malena ", en à peine 15 minutes " dira-t-il plus tard, sur un texte de Homero Manzi
et créée par Azucena Maizani. Lui-même, le jouera avec le chanteur Roberto Arrieta au même moment où Anibal Troilo le crée avec le chanteur Francisco Fiorentino.
Après 1948, il connaît une vie professionnelle, quelque peu, hachée,
Il ouvre des cabarets de tango aux succès divers. Il continue de composer de nombreux tangos. Il est, à notre avis,
un des plus talentueux pianistes de l'histoire du tango.
Laissons-lui le dernier mot :
" La période parisienne a été pour moi comme un rêve ainsi que les 10 années avec mon orchestre, puis, j'ai continué à écrire.
Je n'abandonnerai jamais la musique et j'en suis heureux ".
Il s'éteint le 6 mars 1974.
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Alfredo De ANGELIS |
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Allfredo de Angelis, surnommé, " El Colorado " est né le 2 novembre 1910.
Très tôt, il étudie l'harmonie et le piano dans la localité d'Adrogue au sud de Buenos Aires.
A l'instar de Juan d'Arienzo, son intérêt se porte sur une musique faite pour la danse. Derrière la critique péjorative
qu'il dirigeait un orchestre de " manège ", c'est-à-dire, uniquement pour la danse sans créativité aucune, il faut entendre
une orchestration précise et simple et un hommage constant à la ligne mélodique.
Il constitue son orchestre le 20 mars 1941
avec le chanteur Hector Maria. Il fait beaucoup de radio et il fut inspiré sur le choix de ses chanteurs tels Fernando Ruiz,
Oscar Larocca, Roberto Mancini et principalement la constitution d'un des duos mythiques du tango.
la réunion de Carlos Dante et Julio Martel avec qui nous dansons toujours aujourd'hui.
Citons les versions de " Pregonera, Remolino, Pastora " et surtout les versions stratosphériques des valses telles :
Que nadie sepa mi sufrir de Cabral en 1953, qui est l'original de la " Foule " chantée par Edith Piaf,
Sonar y nada mas de Canaro et l'immortelle " Pobre Flor ".
Il s'éteint après une longue carrière de succès le 31 Mars 1992
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Juan D'ARIENZO |
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Juan d'Arienzo est né à Buenos Aires le 14 décembre 1900.
Vers 12 ans, Il commence le violon au conservatoire Mascagni
et joue très rapidement dans un groupe de jeunes musiciens de son âge.
On peut dire que le musicien que nous connaissons et sur lequel nous dansons toujours aujourd'hui est né en 1935
avec la rencontre du pianiste Rodolfo Biagi.
Le rythme des interprétations s'accélère par le retour à une mesure de 2/4 au lieu de 4/8 ; en somme, un retour espiègle
au tango et aux tangos des origines, c'est-à-dire, d'avant les années 20. Le style nerveux de Biagi y fût pour beaucoup.
Au départ de Biagi en 1938, d'Arienzo gardera ce style. Un tempo bien repéré est essentiel pour lui. C'est, alors, qu'il fût surnommé
" el rey del compas ", le roi du rythme. Il est le chef d'orchestre le plus représentatif de la période qui va de la dépression du tango
à sa rénovation ( 1935-1955), mouvement qui accompagne au plus près, la situation politico-économique si mouvementée du pays.
L'accélération du rythme fût très apprécié des danseurs de l'époque d'où son extraordinaire succès. Bien que sa carrière
s'accompagne de nombreux chanteurs dont le plus important est Alberto Echagüe, son style met plutôt l'accent sur la danse
en déplaçant, volontairement, la place du chanteur devenue trop importante selon lui et qu'il estimait être une des explications
de la crise du tango des années 30. Le chanteur doit être un instrument parmi les autres et l'orchestre n'a pas à être à son service.
D'Arienzo mettait l'accent sur le piano comme le cœur de l'orchestration et d'un orchestre composé de nombreux musiciens.
Jusqu'à la fin de sa vie il considérait le piano comme irremplaçable.
Aujourd'hui encore, un bal sans entendre d'Arienzo n'est même pas une hérésie mais est inconcevable.
Il a enregistré de très nombreuses valses et milongas qui sont la joie des danseurs
. Enfin, signalons, son évolutions à partir des années 60 vers un tango toujours nerveux mais presque symphonique
dont " este es el rey " est l'expression la plus aboutie. Il s'éteint le 14 janvier 1976.
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Miguel CALO |
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Miguel Calo est né le 28 octobre 1907.
Il est un des grands chefs d'orchestre des années 40-50,
ce qui caractérise la deuxième partie de sa carrière commencée dans les années 20 par l'apprentissage du bandoneon et du violon.
Il se situe à la frontière de mouvement d'arienziste et il en dépassera vite les facilités musicales
. Il écrit une œuvre assez prolifique qui connaîtra parfois plus de succès par l'interprétation d'autres musiciens que par lui même
pour des tangos comme : " Sabor à Buenos Aires et que falta me haces ".
Jusqu'en 1939, son orchestre dans lequel le piano est tenu par Miguel Nijensohn produit un son qui le situe entre Osvaldo Fresedo
et Carlos di Sarli. Les chanteurs Roberto Calo, son frère et Carlos Dante sont de cette première aventure.
En 1945, Miguel Calo s'entoure d'un autre pianiste et compositeur de très grande envergure, Osmar Maderna qui l'accompagne
dans l'adaptation aux évolutions du tango d'alors. Les chanteurs Raul Iriarte, Jorge Ortiz et surtout Raul Beron, découvert par
Armando Pontier, accompagnent cette décenie immortalisée par des interprétations comme : " Al compas del corazon,
Lejos de Buenos Aires, que te importa que te llore " et tant d'autres " Il est tout à fait remarquable que de grands musiciens aient accompagné son orchestre tels : Armondo Pontier, Domingo Federico, Eduardo Rovira, Julian Plazza.
Enfin, Miguel Calo s'est aussi distingué par ses interprétations extrèmement swinguées et dansantes de nombreuses
milongas et candombés tels : " Azabache ".
Il s'éteint le 24 mai 1972
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Francisco CANARO |
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Né le 26 novembre 1888 dans la ville de San Jose de Mayo en Uruguay.
Francisco CANARO Canaro est appelé " Pirincho " depuis sa naissance en souvenir de la sage-femme qui,
le tenant dans ses bras, s'est écriée qu'il ressemblait à un pirincho, un oiseau de la région du fleuve, en voyant sa masse
de cheveux tenir en une touffe bien droite.
Dès 1908, il se produit en trio dans les petites villes avoisinantes avec deux musiciens légendaires,
Samuel Castriota au piano et Vicente Loduca au bandoneon. En 1910, au moment du centenaire de l'indépendance
, il intègre l'orchestre de Vicente Greco, puis, il forme son premier groupe avec le pianiste Jose martinez.
En 1916, il est le chef d'orchestre de ce qui est devenu, entre-temps, un quintet et il se produit dans les lieux les plus côtés
de l'époque tel le Royal Pigall et l'Armenonville. Il fut un pionnier du tango dans beaucoup de domaines
. Il introduit la contrebasse en 1921 en choisissant Leopoldo Thompson, musicien noir qui jouera aussi avec Julio De Car
o et qui jouait d'une manière jazzy en pensant les cordes de la contrebasse.
En 1924, il a l'idée d'incorporer un chanteur à l'orchestre pour chanter seulement l' " estribillo ", le refrain, en somme. Cette innovation introduisit l'ère des chansonniers, des " estribillitas ", dont, le premier fut Roberto Diaz .
Il part en Europe en 1925, principalement à Paris, avec le 'Trio Argentino' pour deux années qui contribueront a développer
encore plus sa popularité grace à un tango " bien marcado " comme on dit, c'est-à-dire, qui se danse aisément et
dont la ligne mélodique l'apparente bien à la tradition de " la guardia vieja ".
Il intègre dans son orchestrte les " estribillitas ", Augustin Irusta et Ignacio Fugazot et une chanteuse, Teresa Asprella,
ainsi que le pianiste Lucio Demare, le futur créateur de " Malena ".
Carlos Gardel chante souvent dans son orchestre, l'un comme l'autre sont habillés, certains diront, déguisés en " gaucho "
, mais, seul le spectacle comptait.
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Rodolfo BIAGI |
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Rodolfo Biagi est né le 14 mars 1906 dans le quartier de San Telmo.
Il renonce à sa scolarité pour se consacrer à l'étude de la musique contre l'avis de ses parents.Après avoir appris le violon
, il se tourne définitivement vers le piano.
C'est en jouant, à 15 ans en fond musical pour des films muets
qu'il est remarqué par Juan Maglio " Pacho " qui l'invite à jouer avec lui.
En 1930, il joue dans l'orchestre de Carlos Gardel
avec qui il enregistre " Buenos Aires ".
En 1935, Juan d'Arienzo remarquant son jeu nerveux qui se caractérise par un déplacement des accentuations du rythme
et par le fait que ce dernier assure la mélodie, l'engage en remplacement d'Angel D'Agostino
pour le plus grand bonheur des danseurs d'alors.
D'Arienzo poursuivra dans cette veine lorsqu'en 1938, Biagi fonde son propre orchestre avec les chanteurs Teofilo Ibanez
et Andres Falgias. Il se forge, alors, son surnom, " Manos brujas ", mains de sorcière, dont l'archétype est son interprétation
de " Guapo y varon " chanté par Jorge Ortiz dont le nom sera largement associé à sa carrière.
Dans les années 50, il poursuit sa carrière avec succès tout en évoluant avec talent dans ses interprétations musicales.
Son orchestre est un des premiers à la télévision argentine.
Trop tôt, la mort l'emporte brusquement à 63 ans le 24 septembre 1969. |
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Oscar FERRARI |
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Naquit dans la Capitale Fédérale le 9 août 1924.
Son véritable nom est Oscar Samuel Rodriguez de Mendoza.
A l’âge de 14 ans il commence par chanter dans l’orchestre de Antonio Felice. Plus tard il chanta pour Miguel Calo, puis, ensuite,
pour Alfredo Gobbi.
Avec Alfredo Beron et le pianiste Suarez Villanueva il formèrent le trio « Los Cantores de América ».
Plus tard il intégra le « catalogue » d’Edgard Donato (1947/48) ; plus tard encore il travailla avec Astor Piazzolla
avant d’intégrer l’orchestre de Jose BASSO avec qui il resta 6 ans.En 1955 il intègre l’orchestre de Armando Pontier.
Son contrat terminé, il termina sa carrière en soliste.
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Jose Hipolito BASSO |
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Naquit à Pergamino, ville située dans les environs de Buenos Aires, le 30 janvier 1919
Pianiste, compositeur et Chef d’orchestre, il mit, pendant sa longue carrière,
son talent au service des orchestres d’ Anselmo Aoeta, Miguel Padula, Jose et Emilio de Caro et Anibal Troilo.
En 1947, il créa sa propre formation.
Auteur de « Rosicler », « Me estan sobrando la penas », « De diez, siete », Brazo de Oro », « El pasado vuelve », etc., etc..
Il décède le 14 août 1993.
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